La virtualisation, la solution pour contourner la cyber-censure ?

Accéder à Internet n’est pas un acquis dans tous les pays du monde. Il existe depuis quelques années une nouvelle forme de censure mise en place dans différents pays, comme par exemple la Chine, la Turquie ou l’Ukraine, de façon ponctuelle ou permanente. Il s’agit de la cyber-censure. Si l’accès à internet est simple pour une grande partie de la population mondiale, ce n’est pas le cas partout. Mais des solutions existent aujourd’hui pour permettre à un internaute de naviguer sans contrainte, où qu’il soit.

Le monde compte plus de 3 milliards d’internautes. Soit la moitié de la population. Mais qu’en est-il de l’autre moitié ? Dans certains, pays, l’accès au web est contrôlé par le gouvernement. Certains sites peuvent être inaccessibles ou internet est tout simplement bloqué. Une étude publiée par France Culture note qu’en 10 ans (2006-2016), Internet a été bloqué totalement 92 fois dans le monde et 48 fois de façon partielle.

Un contrôle matériel, logique ou applicatif

Pour Benjamin Loveluck, qui enseigne à Paris Tech, et dont les recherches croisent économie politique et sociologie des usages du numérique, ces coupures d’internet peuvent prendre différentes formes : « selon les couches du réseau auxquelles on s’intéresse. Les interventions peuvent se faire à différents niveaux : matériel (accès aux infrastructures), logique (adressage, DNS, BGP) ou applicatif (services du web tels que médias sociaux, etc). Mais il est rare qu’internet reste totalement inaccessible, sauf dans les pays dont le réseau domestique est très faiblement relié avec le reste du monde, ou contrôlé par un très petit nombre d’acteurs ».

Nous avons accès à l’information de façon instantanée et illimitée. En tous cas lorsque l’on vit en France, aux États-Unis ou au Japon. Surfer sur le net fait partie de notre quotidien. Mais les gouvernements de certains pays cherchent à limiter les influences extérieures. Et cela passe par le contrôle des connexions internet et la censure de certains contenus.

La Chine et la cyber-censure

La Chine est un parfait exemple de ce que peut être la cyber-censure. L’ONG Freedom House place la Chine en bas de son palmarès annuel qui classe les pays selon leur plus ou moins grand respect de la liberté du Net. Elle arrive notamment derrière l’Ouzbékistan, l’Iran ou encore la Syrie. Certains sites y sont inaccessibles, bloqués par le gouvernement. Pékin a non seulement interdit plusieurs milliers de sites dont ceux des médias étrangers, mais également coupé internet sur des territoires entiers. Dans la région du Xinjiang, par exemple, en 2009, tout le réseau a été bloqué par les autorités, coupant la minorité Ouïghour à la fois de l’internet, des services mobiles et des appels internationaux.

Bloquer internet : une pratique de plus en plus courante

La Corée du Nord aussi est connue pour faire de la cyber-censure quotidiennement. C’est le seul pays, en dehors de la Chine, connu pour bloquer complètement l’accès aux réseaux sociaux mondiaux, en limitant ses citoyens à un intranet local. Mais les limitations sont parfois ponctuelles. « C’est devenu une pratique de plus en plus courante pour les gouvernements de fermer l’internet pendant des moments d’agitation et de protestation. En 2016, plusieurs gouvernements ont fermé des applications de messagerie chiffrées comme Signal en Égypte et WhatsApp au Brésil », a expliqué Amnesty International.

Les conflits entre certains pays peuvent parfois être à l’origine de certaines restrictions. En mai 2017, la présidence ukrainienne a publié un décret introduisant de nouvelles sanctions, ou en renforçant d’anciennes, contre des individus, organisations et entreprises russes opérant en Ukraine. Selon le décret, plusieurs sites ont donc été bannis du pays : les réseaux sociaux Odnoklassniki et Vkontakte, le Facebook russe, Yandex, équivalent de Google, ou encore le site de messagerie Mail.ru et les antivirus de la firme Kaspersky. Une décision qui impacte directement des millions d’internautes. 12 millions d’Ukrainiens utilisent Vkontakte, le 3ème site le plus consulté du pays.

Quelle solution pour contourner la cyber-censure ?

Lorsque l’on est amené à se déplacer dans des pays comme la Chine pour des raisons professionnelles, avoir accès, sans restriction à internet, est aujourd’hui primordial. Grâce à une solution comme VirtualBrowser d’Oodrive, il est possible d’accéder à n’importe quel site même depuis un pays où il est théoriquement bloqué. L’utilité d’une telle solution « est d’outrepasser le firewall chinois (Great Firewall) en se connectant à un serveur distant. Aujourd’hui les entreprises étrangères implantées en Chine utilisent des VPN pour contourner ce problème, mais les VPN restent un outil instable. D’où l’utilité de VirtualBrowser », explique Steven Cohen, APAC Regional Manager chez Oodrive. « « J’ai utilisé VirtualBrowser en Chine, et cela m’a permis  d’accéder à des sites blacklistés comme Facebook ou Google ».

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Comment naviguer sur le web en assurant la protection des postes informatiques ?

Image © iStock
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