Faire de la France la 1ère « Nation Cloud » : les 10 propositions d’EuroCloud

Fin octobre, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au numérique, a reçu un rapport d’EuroCloud qui propose 10 recommandations pour développer le recours au cloud dans les services de l’État ainsi que les collectivités locales et le secteur public.

Le cloud est un marché en pleine expansion. Il suffit de se pencher sur des études récentes pour se rendre compte du potentiel de ce secteur. Le cabinet IDC prévoit que la dépense mondiale sur le cloud dépassera 141 milliards de dollars en 2019. Entre 2017 et 2025, le marché mondial sera multiplié par plus de 10. « Si la France a accumulé un retard par rapport à des initiatives de certains pays que nous devons rattraper d’urgence, nous disposons néanmoins de l’ensemble des atouts nécessaires pour porter la transformation digitale au niveau européen », estime l’association.

Donner l’exemple

L’ambition du livre blanc d’EuroCloud, association regroupant près de 200 entreprises du Cloud en France, est claire : faire de la France la première Nation Cloud. Et c’est à l’État de donner l’exemple.  « Cela donnerait de la confiance à ce modèle informatique en France et aurait un effet d’entrainement sur l’ensemble du secteur public, qui représente près de la moitié du PIB », a déclaré Alban Schmutz, vice-président d’OVH en charge de la stratégie de développement et président de la commission affaires publiques d’EuroCloud. « Cela aurait ensuite un effet de levier important pour le développement de l’industrie du Cloud en France avec de forts impacts en termes d’investissement, de construction de datacenters, de créations d’emplois et de rentrées fiscales ».

Pour simplifier et améliorer le quotidien de leur population, mais également faire des économies, certains pays se sont d’ores et déjà tourné massivement vers le Cloud. En Estonie, notamment, tout, ou presque, est faisable en ligne. Le pays propose 2500 services internet, dont plus de 500 à destination des citoyens. « En France, il n’y a quasiment rien au niveau de l’État », regrette Alban Schmutz. « C’est dommageable, car le cloud est un moteur de transformation de l’Etat et d’optimisation des budgets publics ».

Des milliards d’économies potentielles

En juin 2017, Emmanuel Macron a promis la numérisation de 100% des procédures de l’Etat d’ici 2022. Selon EuroCloud, l’Etat français doit devenir le premier de la classe d’abord pour servir ses propres besoins. « Moderniser les services de l’État par les numériques, c’est selon un rapport d’EY, 12 milliards d’économies potentielles en 5 ans ».

Les 10 propositions d’EuroCloud 

  • Diffuser une circulaire « priorité au cloud »
  • Mener des projets emblématiques et lever les freins y afférant
  • Diriger une initiative #NationCloud au niveau européen
  • Professionnaliser la gestion du cloud au niveau de l’État en renforçant le rôle de la DINSIC (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État)
  • Rendre obligatoire la publication, en Open Data, de la consommation énergétique des centres de données du secteur public afin de favoriser l’émergence d’une « Green Cloud Nation »
  • Adapter le cadre de la comptabilité publique pour les dépenses de cloud (fonctionnement vs investissement)
  • Publier un contrat d’achat public type adapté à la commande de cloud
  • Formaliser un cadre européen de confiance, de sécurité et de protection des données
  • Un cadre ambitieux sur le chiffrement des données
  • Mutualiser les efforts de formation
Image © FreeRange
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